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La
représentation
graphique du raisonnement
«
Comment espérer rendre compte d’un raisonnement
complexe par un schéma simple ?»
Nous rencontrons souvent des clients qui ont
documenté leur
processus sous forme d'ordinogramme. Ce mode de représentation
issu de la programmation informatique des années 60
comporte de nombreux inconvénients qui limitent sérieusement
l'utilisation de ce type de représentation purement
graphique.
Les acteurs
La représentation des acteurs doit se faire en répartissant
les éléments de l'ordinogramme sur des colonnes
ou des lignes différentes selon les acteurs. Utilisable
pour un maximum de 5 ou 6 acteurs. Or il arrive fréquemment
qu'un processus opérationnel mette en jeu plus d'une
dizaine d'acteurs différents !
Le changement de maille ou de responsabilité (en cas
de re-engineering par exemple) nécessite une réorganisation
totale de l'ordinogramme
Les conditions/choix
Dans un ordinogramme les choix sont représentés
par des losanges. Un cas relativement simple de 3 conditions
binaires nécessite une succession de 7 losanges et de
8 sorties. Cela monte à 15 losanges et 16 sorties pour
un ensemble de 4 conditions !

On observe souvent une inclinaison naturelle à ne
pas tenir compte de tous les cas possibles pour simplifier
le schéma et le garder lisible. La représentation
y perd en richesse et en pertinence car ce sont souvent les
cas "insolites" qui posent des problèmes à l'organisation
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Les
décisions
Si les choix (résultats possibles) sont représentés,
rien n'est prévu pour documenter les décisions
que les acteurs peuvent prendre et les règles qui encadrent
et légitiment leurs décisions
Les volumes
Rien n'est prévu, il faut ajouter les informations
quantitatives sous forme de texte et d'étiquettes.
Très
difficile à mettre à jour de façon cohérente
Conclusions
L'ordinogramme peut être employé pour
:
Modélisation fidèle du réel : non
Re-engineering : non
Simulation et optimisation : non
Description statique d'un fonctionnement limité de
niveau procédure : oui
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