Cybergestion : quels sont les facteurs clés ?
Travail nomade, cyberadministration, out-sourcing, sous-traitance administrative : comment réussir ?

2/6   Garantir la traçabilité au sein du réseau de travail
 
La cybergestion doit permettre décomposer les actions à entreprendre pour traiter un cas : chaque action est alors confiée à l’opérateur disponible le plus compétent.
Ce travail «maillé» en réseau nécessite de pouvoir tracer les opérations en cours, pour les adapter éventuellement aux résultats des opérations traitées en parallèle.
Quatre techniques doivent être conjuguées :

Une modélisation préalable des cas et des circuits de traitement possibles

Une distribution du travail permettant de paralléliser les tâches

Une base d'information permettant de lier toutes les capsules de travail en cours de traitement au cas du client

La possibilité de renvoyer les capsules de travail automatiquement en amont quand un changement est nécessaire suite au résultat d'un traitement parrallèle

Ainsi, la Cybergestion réussie parallélise les traitements des cas de gestion en garantissant la traçabilité des capsules de travail autonomes.


 

 

ITIL : l'ISO 9000 de la gestion informatique

Depuis sa création en Angleterre à la fin des années 80, l'Information Technology Infrastructure Library a été utilisée par les départements informatiques des USA. 10 ans plus tard, ITIL revient en Europe, avec la puissance marketing du nouveau continent.

ITIL marque l'adoption par l'informatique de la gestion par les processus que les unités opérationnelles pratiquent depuis longtemps :

Définition des cas de gestion

Clarification des responsabilités, des procédures et des livrables

Indicateurs de suivi

ITIL étant à l'informatique en particulier ce que ISO 9000 est aux entreprises en général, les travers de cette approche sont prévisibles :

Charge de formalisation excessive

Double hiérarchie (qualité et opérationnelle)

Investissement sur le suivi et non sur le pilotage et les prévisions

Sclérose de l'offre de service, les utilisateurs ne pouvant la faire évoluer

Surcoûts importants sans valeur ajoutée visible

En réaction à cette expérience, les principes hérités du pilotage opérationnel peuvent guider les départements informatiques :

Intégrer la démarche ITIL dans le fonctionnement quotidien et la chaîne hiérarchique normale de l'informatique

Formaliser les objectifs de service, les règles, les livrables, les pouvoirs de décision plus que les tâches

Prévoir les cas de gestion particuliers et non seulement le bon cas : la règle du 80/20 est à proscrire

Consacrer 90% du budget du projet à former et prévoir et non à formaliser ou suivre

ITIL devient ainsi une opportunité réelle d’améliorer le fonctionnement de l’informatique, sans pénaliser les utilisateurs. L’offre ProcessSoft est particulièrement adaptée à ce besoin.
 
 
 

Le modèle derrière la méthode

Les démarches d’organisation s’appuient sur la description des caractéristiques du fonctionnement de l’entreprise. Le choix de ces caractéristiques dépend des objectifs visés ; cependant, pour un même objectif annoncé, chaque méthode peut retenir des caractéristiques plus ou moins semblables.

Une difficulté majeure est donc sélectionner le bon objet pour la bonne analyse.

Une analyse de productivité va-t-elle s'appuyer sur la mesure des tâches effectuées ou sur les résultats produits ?

Une analyse qualité s’appuiera-t-elle sur la conformité des tâches ou la conformité des résultats ?

C'est l'ensemble des objets d'analyse qui constitue le modèle.

Ainsi, pour une analyse de productivité, il faudra :

Les livrables fabriqués
Les équipes qui les fabriquent


Certains modèles recommanderaient d’avoir les activités et non les livrables.

Pour une analyse de compliance, il faudra regarder :

Les règles de gestion
Les livrables à fabriquer
Les procédures au cours desquelles les règles sont appliquées
Les équipes chargées de les appliquer

Une méthode ne peut ainsi fournir que les résultats prévus par son modèle. On ne choisit donc pas une méthode selon la pertinence des objectifs affichés, mais bien en effectuant une analyse critique de la capacité du modèle utilisé à livrer les résultats promis.

« Une méthode efficace modélise tout et seulement tout ce qui est indispensable à l’analyse»


Ainsi, une analyse de processus sans identification des livrables échangés ne permet pas de mettre en place le pilotage de la qualité et des coûts.

L'excès d'information, la description de carac-téristiques inutiles est un autre mal endémique des méthodes.

 

Par exemple : le reclassement comptable des coûts sur les activités est inutile pour améliorer la performance des processus (cf Lettre_des Processus_N°2)


Des modèles polyvalents

Il peut paraître judicieux pour une entreprise d’adopter une méthode comportant un modèle polyvalent, c’est à dire permettant de produire plusieurs analyses du fonctionnement, comme :

Définition et contrôle de la Qualité totale 

Maîtrise des Risques opérationnels

Calcul des charges de travail

Gestion de production administrative

Workflow management

« Tous les modèles et donc toutes les méthodes ne se valent pas, tant en coût de mise en œuvre qu’en potentiel de progrès»


Le rasoir d'Occam

Face à un choix méthodologique, les questions clés sont les suivantes :

Quels objectifs dois-je atteindre, maintenant, et dans un avenir proche (18 mois) ?

Quelle(s) technique(s) d'analyse la plus simple peut y répondre ?

Quel est le modèle le plus simple pour conduire ?

En cas de doute, on peut s'inspirer des principes d’Occam : pour un même objectif, choisir la méthode la plus simple, et donc le modèle le plus simple, est toujours avantageux.

 
   

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