Cybergestion : quels sont les facteurs clés ?
Travail nomade, cyberadministration, out-sourcing, sous-traitance administrative : comment réussir ?

5/6   Répartir les ressources et décrire la complexité
 

Les méthodes classiques de gestion du travail sont centrées sur l’attribution de ressources à des équipes. L’optimisation de l’emploi des ressources passe donc en priorité par la juste affectation des moyens.

La cybergestion diminue le poids de cette contrainte dans la mesure où elle permet de distribuer le travail à des personnes dont le niveau de formation sur le cas est moindre. En effet, les capsules de travail des cyberacteurs disposent de tous les éléments de contexte leur permettant de s’auto-former et de s’auto-contrôler.

La technologie utilisée permet également de déplacer le travail plutôt que de déplacer les ressources.

La cybergestion s’apparente ainsi à une distribution du travail à la demande. Les conditions d’optimisation de l’emploi des ressources sont donc de bien isoler les cas complexes des cas simples, de décrire correctement les cas pour que les cyberacteurs les moins experts puissent sélectionner le travail de manière optimale.

Ainsi, la Cybergestion modife le paradigme classique de la gestion des ressources en substituant au problème de l’affectation des ressources les techniques de gestion de la complexité du travail.

 

 

Des mots pour le dire (à suivre)

Un dictionnaire raisonné de l’organisation du travail et de la gestion par les processus.

Livrable
Un des résultats produit par une procédure. C’est également le déclencheur de la procédure suivante à laquelle il apporte les informations nécessaires à la prise de décision.

Le livrable initial est disponible au lancement du processus. Il peut provenir d’un autre processus ou de l’émetteur du besoin.

Le livrable final est celui qui marque une des fins possibles, il peut aller vers un autre processus. Un livrable latéral est émis par la procédure pour rechercher une information nécessaire pour pouvoir terminer la procédure.

Un livrable est dit significatif lorsqu’il est pris en compte par la gestion de production comme la marque de l’achèvement du processus.

 

Besoin
Motif propre à un groupe de déclenchement d’un processus.

Un processus peut répondre à plusieurs besoins.

Dans la méthode Mercutio, un besoin se manifeste par un et un seul livrable initial.

Capsule de travail
Objet informatique représentant un livrable à traiter. Il comprend les informations propres au cas et toutes les aides permettant au cyberacteur de travailler en autonomie. Le cyberacteur détache la capsule de travail du serveur qui distribue le travail, la traite sur son environnement mobile (PDA, Laptop…) et la remet sur le serveur une fois son travail terminé.

Adaptation individuelle
Facteur modifiant la capacité de travail individuelle pour tenir compte de l’écart entre une personne donnée et les caractéristiques moyennes du groupe. Par exemple, un handicapé verra sa capacité de travail diminuée par rapport à la capacité standard.
 
 

YAWL, la base de comparaison des langages

Pour appréhender les fonctionnalités portées par les divers langages, il est indispensable de disposer d’une série exhaustive de fonctionnalités nécessaires à la distribution du travail. YAWL, qui est aussi un langage de programmation de workflow, a édité une telle liste, que l’équipe de recherche de ProcessSoft considère comme un must :
http://is.tm.tue.nl/research/patterns/patterns.htm

Les 21 comportements possibles d’un moteur de distribution du travail sont expliqués. Sur cette base, une première analyse des langages présentés peut être faite. Le premier critère de comparaison est donc le taux de couverture des patterns YAWL.

Répondre simplement aux situations complexes

Cependant, répondre aux critères YAWL ne signifie pas nécessairement qu’un langage de description de wokflow est efficace.

Un exemple est éclairant : la manière de traiter le parallélisme des activités. Certaines outils/méthodes anciens (Mega, Aris, Qualigramme, Ossad) considèrent que le parallélisme consiste à envoyer deux (ou plusieurs) demandes de travail depuis une procédure de départ, puis d’en re-synchroniser les résultats, plus bas dans le processus, par une procédure de synchronisation.

Une méthode plus efficace comme Mercutio permet de mettre en attente une procédure en attendant que toutes les recherches d’informations « parallèles » lui reviennent.

« L’absence de norme effective dans le paramétrage des workflows traduit l’incompatibilité des fonctionnemnents prévus»


On comprend ainsi qu’il n’est pas possible à ces modes de distribution du travail d’être représentés par la même norme ou le même langage.

En répondant aux mêmes contraintes YAWL, Mercutio divise par deux le nombre de symboles de représentation tout en illustrant des fonctionnements que les méthodes classiques ne peuvent rendre.

Le deuxième critère est donc le nombre d’objets du metamodèle et le nombre d’instances de ces objets nécessaires pour traiter une situation type.
 

Permettre l’initiative

Chaque fois qu’un langage prévoie de substituer un automatisme à la décision de l’opérateur, il diminue de facto la flexibilité de la distribution. Autrement dit, automatiser les enchaînements oblige à spécifier la totalité des cas de gestion et à exclure les cas imprévus.

Le troisième critère est la capacité d’initiative laissée aux opérateurs pour prendre en compte le réel.

Interagir avec les applications

Il existe plusieurs tentatives de normalisation dans le domaine de la distribution du travail, comme:

BPMI, langage de normalisation des échanges de travail entre applications

BPEL, normalise les serveurs qui distribuent le travail

La normalisation porte ici sur l’interopérabilité entre systèmes. Très peu d’applications réelles et d’offres logicielles appliquent ces «normes». Deux raisons à cela : comme expliqué par l’exemple précédent, les comportements des applications sont trop diverses. Et surtout, l’utilisation d’un langage pour décrire le workflow entre applications et le workflow entre équipes est d’une incroyable complexité ; c’est cependant le piège dans lequel tombent nombre de langages classiques.

Choisir entre modélisation du travail et/ou modélisation de l’interaction entre applications est le quatrième critère.



   

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